Courte histoire sur les vinaigres

Il semble que l’histoire du vinaigre soit aussi vieille que le monde ou presque. Il suffit d’oublier des fruits dans l’eau pour que le vinaigre existe. On sait que les Egyptiens produisaient du vin : ils découvrirent donc forcément le vinaigre. Quatre cents ans avant J.-C., Hippocrate, le père de la médecine, conseillait un mélange d’eau, de vinaigre et de miel (l’oxymel) pour guérir de nombreux maux. Le vinaigre d’alcool était recommandé en cas de grave maladie de la tête. Il cite également un médecin antérieur à lui, qui avait recours au vinaigre dans la préparation de sa « ptisane» (décoction d’orge pilée) : terme grec qui a donné par la suite le mot « tisane ». Quarante ans avant J.-C., la célèbre Cléopâtre reste dans les annales, immortalisée dans une huile sur toile, à propos du vinaigre. Elle gagna un pari avec Marc Antoine au cours d’un célèbre souper où elle but un vase remplit de vinaigre. La posca, boisson faite de vinaigre, d’eau et parfois de jaune d’oeuf (ou d’autres ingrédients) était servie –depuis plusieurs siècles- aux légionnaires romains pour apaiser leur soif. Cette boisson antiseptique soulageait également la souffrance de certains suppliciés. C’est peut-être ce breuvage imprégné sur une éponge qui fut tendue au Christ.

Extrait de «Les bienfaits du vinaigre», Régine Quéva, J’ai Lu/Bien Etre.

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